Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Les compagnies de travailleurs volontaires-2

Publié le par Jean-Paul Ancier

« Les Armées Françaises dans la Grande Guerre » sont décidément une mine d’informations.

Je me suis intéressé au tome XI qui traite de « l’arrière » (tome XI, la direction de l’arrière, MDCCCXXXVII, ©1937, 1209/1180 pages).

Il s’agit de rendre compte de l’organisation à l’arrière pour soutenir l’effort de guerre.

J’espérais y trouver des données concernant les compagnies de travailleurs volontaires. On sait que certains soldats ont « choisi » de devenir des travailleurs agricoles, forestiers ou industriels avant de rentrer au pays ou… de rester.

En pages 591 (version papier)/611 (version numérique) à 597/617, on trouve beaucoup et un peu en même temps, sur 6 pages, un chapitre LV « Les unités de travailleurs ».

Le parti pris étant de traiter de l’histoire militaire exclusivement.

Dans la partie III, « contingents étrangers », il y a un paragraphe sur les « Russes » (qui ne sont plus « alliés » mais « étrangers »).

Au-delà de l’idéologie (le texte est de 1937), voici une information essentielle pour le petit-fils que je suis :

« En Décembre [1917], 5000 travailleurs russes sont expédiés dans la zone des armées : 1000 sont employés dans la zone de la gare régulatrice de Gray, 3000 autres utilisés à des travaux de réfection de routes dans le Jura. »

C’est sommaire, très sommaire (voir mon article du 14 janvier 2015).

Discussion (en première intention, avant d’approfondir ultérieurement) :

Il ne semble pas qu’il y ait d’autres « Gray » en métropole (si ce n’est Gray-la-ville et Arc-lès-Gray, communes limitrophes).

La gare de Gray (fermée de nos jours) occupait de par la géographie une position stratégique, « en étoile » pendant la Grande Guerre. En effet, les transports de troupes venaient du sud (au sens large) via Dijon et Besançon pour monter au front, via Culmont-Chalindrey, en direction de Nancy ou de Troyes.

Le fait que Gray soir une petite ville (environ 6 700 habitants) ajoutait à l’avantage de gare régulatrice.

On sait que les derniers membres de la 3e BRS à quitter le camp du Courneau en sont partis tout début 1918 pour la Franche-Comté.

Le caractère de petite ville rend plausible l’arrivée de 1 000 travailleurs russes dans un nœud ferroviaire important qui s’étendait sur deux communes : Gray et Arc-lès-Gray.

On sait enfin que Simon Rikatcheff est arrivé à Ancier (commune limitrophe de Gray également) comme travailleur agricole le 21 mai 1919.

Les compagnies de travailleurs volontaires-2

Commenter cet article